Synopsis
Le récit met en scène l’émergence de l’univers primordial. Son concept se fonde sur un principe de l’astrophysique : les photons expulsés par l’explosion originelle se répandent encore de nos jours dans l’espace ; le tube cathodique peut capter ce « rayonnement fossile », qui constitue une partie du bruit vidéo appelé « neige ». Le dispositif de l’œuvre joue avec cette mémoire résiduelle, tout en rendant visible ses propres manifestations. L’image est générée intégralement à partir de phénomènes électriques, électroniques, électromagnétiques et électroluminescents, modulés en temps réel. Le son est émis par l’appareillage vidéo : c’est une expression directe de l’image.
Ce « film » interroge l’essence de l’image électronique, la nature spectrale de la vidéo (transmission, rémanence) et sa mutation numérique. Il exprime une image-lumière à partir de la lumière originelle : littéralement sculpture d’ondes et d’électrons, il rend sensibles les énergies à l’œuvre dans la formation de la matière primitive.

