Cinémathèque Temporaire du CJC #29

sam. 25 septembre 202125.09.21
18H00—19H14
1 rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen
Fee
Prix libre
Lieu
Salle Star Trek 2ème étage
Ouverture des portes à 17h30, séance à 18h

Séance spéciale !

Programmation en partenariat avec les diplômé.e.s du Master Pratiques, histoires, théories de la photographie de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Deuxième volet de l’exposition Précipité, qui s’est initialement tenue à Mains d’Oeuvres en partenariat avec la Semaine des Arts 2021 et Diaph 8.

Des films d’étudiant.e.s seront mêlés à ceux du Collectif Jeune Cinéma

Programme

Wobbling in a milky sea
César Cuspoca
France
2021
Digital
7
Poème Soufflé, Visions d'un écoutant
Caroline Culcasi
France
2021
Digital
12
Merci Béatrice!
Fabienne Ehrler
France
2021
Digital
6
Surgit la terre
Camille Hofgaertner
France
2021
Digital
7
Méduse
Paula Petit
France
2021
Digital
2
Paysage mental
Baptiste Poisson
France
2021
Digital
4
Tableau de chasse
Gabrielle Taron-Rieussec
France
2021
Digital
8
5 cité de la roquette
Baba Hillman
France
2016
Super 8 on digital
9
Terre d’ombres
François Denis
France
1981
16 mm
14
Minuit
Jacques Curty
France
1984
16 mm
5

Documentation autour de 5 cité de la roquette (Baba Hilman, 2016): Texte de Gilles du Bouchet

‘5 Cité de la roquette’ - Le film déroule en effet un parcours hanté par des figures absentes ou distantes comme dans certaines toiles d’Edouard Hopper. Traversée d’une ville ; traversée d’un jour ; mais quête ou enquête dont l’objet resterait de part en part énigmatique. Quelle est cette figure d’abord immobile au milieu de la foule, puis, d’un pas décidé, se hâtant vers quelque destination d’elle seule connue ? Que recherche-t-elle ? Nous ne le saurons pas car ce n’est pas l’objet du film ; mais les « choses » parlent, du coup, avec une intensité accrue comme autant d’indices ou de signes vivants : fleuve, rue, escalier, porte, dans le rythme des lumières changeantes du jour qui passe ; et la lumière paraît être l’acteur principal du film, lumière d’un soleil matinal sur les quais, reflet du jour baissant dans les carreaux de l’atelier   ou celui du couchant sur la ville jusqu’aux lumières mouvantes de la nuit. La musique de Ligeti s’accorde avec une troublante exactitude au jeu de ces lumières.

Une inconnue a traversé le jour, une porte a été poussée, une autre est restée close, des mains se tournent vers le ciel d’une ville anonyme. Chaque séquence de ce film paraît contenir une charge de beauté et de mystère comme un rêve éveillé que traversent toutes les lumières de l’aube à la nuit.

Dans ce film de Baba Hillman, les sensations, les objets ne servent pas de décor ou d’arrière-plan à un récit. C’est ce dernier, fragmentaire, dont l’inconnue est la figure centrale quoique distante qui se révèle être le support d’une autre intrigue : celle, sensible, dramatique, du réel lui-même.

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