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Cinémathèque Temporaire du CJC #47

Sat 15 January 202215.01.22
18H00—19H30
1 rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen
Fee
Prix libre
Lieu
Salle Star Trek 2ème étage
Ouverture des portes à 17h30, séance à 18h

En 2021, le Collectif Jeune Cinéma célèbre son demi-siècle d’existence. Pour le fêter, nous nous sommes invité.e.s en résidence à Mains d’Œuvres (Saint-Ouen) afin de mettre en place la Cinémathèque Temporaire du Collectif Jeune Cinéma. Plus d’un tiers de notre catalogue y sera projeté, à raison d’une séance par semaine chaque vendredi, et d’un samedi entier par mois. Il y aura presque 80 séances en tout, avec des films de 2020 à 1943.

Les films seront montrés selon leur date de production, dans l’ordre chronologique inverse et sur leur support d’origine. Des membres du CJC, toutes et tous cinéastes, vous accueilleront au sein de cet espace que l’on souhaite le plus ouvert à tou.te.s : c’est pourquoi le prix d’entrée y est libre. 

À chaque fin de séance, des échanges seront prévus, que ce soit en salle ou bien au bar de Mains d’Œuvres.

Programme

Splash
Thomas Allen Harris

USA
1991
Digitized video
7'

Musique sans cesse et table rase
Bernard Sarrut

France
1997
16 mm on digital
12'

Cruel Rythm
Richard Kerr

Canada
1991
16 mm
40'

Introduction au journal filmé
Daniel Foucard

France
1985
Super 8
19'

Documentation autour de Introduction au journal filmé (Daniel Foucard, 1985) : Texte de Daniel Foucard

C’est l’histoire d’un film oublié. Oublié par son auteur. Je suis écrivain depuis près de vingt ans et ai publié dix romans ainsi que de nombreux textes en revue. En googlisant mon nom, j’ai découvert une image on line m’évoquant un vague souvenir. Elle était extraite d’un film super 8 que j’avais réalisé il y a près de quarante ans dans mon appartement de la banlieue parisienne. Je contactais l’extracteur, le Collectif Jeune Cinéma, qui venait alors de trier un stock de films non encore enregistrés.

J’avais complètement oublié, d’aucuns diraient refoulé, ce film bricolé dans mon coin, à l’écart de tout contact avec le milieu du cinéma indépendant, si ce n’est cette coopérative de cinéastes à laquelle j’avais adressé mon opus d’une vingtaine de minutes. Complètement oublié n’est même pas exagéré puisque j’ai revu mon Introduction au journal filmé comme si je le découvrais. Stupéfait par sa radicalité artisanale, son refus de cinéma confinant à l’ironie et ces longs plans déconcertants d’images fixes qui arrivent à faire vibrer le cadre comme si la caméra était à l’épaule.

Je voudrais dédicacer cette réémergence à moi-même. Je veux dire à celui que j’étais à 24 ans et qui installait, évidemment sans le savoir, le décor de mes futurs livres. Mais surtout à celui qui s’était résigné, faute de retours et de réponses, à l’époque, à ce que ce film ne soit jamais projeté. Le Collectif Jeune Cinéma en a décidé autrement.

Nous l’en remercions.