Gabriel, peintre et dessinateur, professeur de photographie et de dessin (notamment Beaux-Arts de Metz) naît aux Lilas à la fin de la seconde guerre mondiale, de parents arméniens immigrés en France suite au génocide. Après avoir participé aux révoltes de 68 à Paris, il quitte la capitale pour s’installer en Lorraine, rénovant durant 40 ans une maison, qui deviendra partie intégrante de son œuvre plastique. Imprégné de culture chrétienne, fasciné par le jazz puis par la musique répétitive américaine, sa quête de spiritualité le conduit aux pensées et aux esthétiques de l’Extrême-Orient.
Juste avant de mourir en 2016 il faisait dessiner à ses étudiants les 63 cases d’un jeu de l’Oie, tandis que lui en fabriquait le dé.
En 2017 je saisis ma caméra et commence à réaliser un portrait de lui, en reprenant l’idée dudit jeu.
Les 63 cases se subdivisent en 7 séries de 9, chaque série représente un territoire traversé en acte ou en pensée par Gabriel, mon père resté une énigme pour moi.
La 9e case de chaque série est une oie, cette oie, c’est moi.
Chacune des cases donne lieu à un film, chaque film est condensé afin de s’inscrire dans une série. Une sorte de voyage initiatique, où je chemine autant à la découverte des questions qui agitèrent Gabriel, que de ce langage relativement nouveau qu’est le cinéma.
15 des 63 cases d’un jeu de l’oie version cinéma, pour cheminer vers Gabriel, peintre et dessinateur, professeur de photographie et de dessin, mon père, resté une énigme, pour moi, l’oie du jeu.














